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À propos

Je m'appelle Aurélie.

Et voici comment, en quatorze ans, j'ai aidé plus de deux cents foyers à se relever, chez eux. Il a d'abord fallu que je me relève moi-même.

Portrait d'Aurélie

Six ans. Une maison qui tient dans les mains.

Avant tout le reste, il y a une petite fille qui construit des maisons. Des maisons minuscules, avec des pièces que l'on peut réarranger à l'infini, des murs que l'on déplace, une fenêtre qui change de place quand la lumière ne convient pas. J'ai six ans, et je ne le sais pas encore : je viens de trouver le fil de toute ma vie.

Cette maison miniature existe toujours. Je la rénove encore aujourd'hui, pièce après pièce. Elle m'a appris ma première leçon, la plus simple : une maison n'est jamais finie. Elle suit celle qui l'habite.

Aurélie, avec sa maison miniature entre les mains

1991. J'entre chez Chanel.

J'ai dix-neuf ans. Pendant onze années, je vais vendre rue Cambon, au BHV, au Printemps, longtemps aux Galeries Lafayette, au Bon Marché, à la Samaritaine. Parfum, mode, vente VIP. J'apprends à regarder une femme entrer, à deviner ce qu'elle cherche avant qu'elle ne le dise, et à ne jamais la laisser repartir avec quelque chose qui ne lui ressemble pas.

Et puis, le 25 novembre de mes trente ans, la fête des Catherinettes, toute l'équipe de la rue Cambon prépare un numéro pour Karl Lagerfeld, en clin d'œil à la publicité du N° 5. Cape rouge, petit chapeau rouge, confectionnés par les couturières de l'atelier. Je chante devant lui. J'ai gardé la cape.

Chanel m'a appris une chose que j'applique chaque jour, à chacune des femmes que j'accompagne :

« Mettre dans un bel écrin. »

Chez moi, il n'y a pas de petite cliente. La maison de chaque femme mérite le même soin qu'une cliente de la rue Cambon. Sur-mesure, jamais autrement.

La boîte à chapeau ronde est toujours là, d'ailleurs. Elle vit dans ma lingerie, à côté de la machine à laver. C'est peut-être cela, ma façon de voir les maisons : la haute couture et le quotidien, sur la même étagère, sans que l'un ait honte de l'autre.

Aurélie, cape et petit chapeau rouges, le jour des Catherinettes rue Cambon
La boîte à chapeau ronde Chanel, posée sur la machine à laver, dans la lingerie

2002. Je quitte Paris.

J'ai trente ans. Sur le papier, tout fonctionne. Mais à la télévision passent ces émissions de changement de vie, et quelque chose en moi gratte. Je veux être plus présente pour ma fille. Je veux me réaliser autrement.

Quatre mois plus tard, je pars à Tours, en plein centre. Mon mari, musicien et compositeur, déjà accompli dans son travail, comprend tout de suite. Mes amies parisiennes, non : elles sont persuadées que je m'ennuierai et que je rentrerai dans l'année.

J'emporte une petite Tour Eiffel en métal. Je laisse derrière moi l'aller-vite. À Tours, les journées ont une autre épaisseur. On a le temps de choisir la place d'une lampe. On a le temps de se demander pourquoi on la voulait là.

« À Paris, je faisais tout très vite. À Tours, j'ai appris à façonner. »

La petite Tour Eiffel en métal, posée sur un plan clair

2008-2011. Tout s'effondre.

En 2008, mon mari, Christian, est diagnostiqué d'une tumeur au cerveau. Trois années de soins, de radiothérapie, de chimiothérapie, d'hospitalisation à domicile. Le 3 janvier 2011, Christian s'éteint. Notre fille a treize ans.

Pendant ces mêmes années, j'ai aussi perdu plusieurs proches très chers. La mort est entrée plusieurs fois dans la maison.

Pendant ces trois ans, ma maison ressemble au chaos que je vis. Elle est devenue un lieu de soins. Je ne pratique aucune méthode. Je tiens. Je dors dans la chambre d'amis depuis un an.

Quelques jours après le décès, je fais enlever le lit médicalisé. Je jette les médicaments. Je fais disparaître tout ce qui rappelle les soins. Je laisse partir le lit du couple, celui que j'avais déjà déplacé. Cela me prend beaucoup de force. Je ne le fais pas pour oublier. Je le fais pour que la maison redevienne la nôtre, et non celle de la maladie.

Quelques mois plus tard, je suis une formation à l'École française de Feng Shui. Et en rangeant ma maison, c'est à ce moment-là, seulement, que je comprends : ce que j'avais fait par instinct pour traverser, c'était une méthode. Un ordre. Des gestes. Et surtout, une chose que personne ne m'avait dite : on peut faire de la place sans rien renier.

« Quand j'ai rangé ma maison, c'est moi que j'ai remise en ordre. »

Aurélie et Christian, souriants

2012. Claudine appelle.

Le 22 mars 2012, Wonder Maison naît, officiellement. Mais la vraie naissance, c'est un coup de téléphone.

Une petite annonce dans un magazine local. Une femme me téléphone. Elle s'appelle Claudine. Elle vient de perdre son mari. Sa maison déborde des souvenirs d'Afrique qu'ils ont rapportés ensemble d'une vie de voyages. Des objets qui racontent une vie à deux, et qui, soudain, ne racontent plus que l'absence.

Au premier rendez-vous, elle me dit :

« J'ai envie de faire de la place à quelqu'un, mais je ne sais pas comment faire. »

Cette phrase, je ne l'ai jamais oubliée. Elle contenait tout : l'envie de continuer à vivre, et la peur que continuer, ce soit trahir. Pendant huit mois, je l'accompagne, tri par tri, pièce par pièce, souvenir par souvenir. Nous n'avons rien jeté à la hâte. Nous avons choisi ce qui resterait, ce qui serait célébré, ce qui serait confié, ce qui pouvait partir avec gratitude.

Quatorze ans plus tard, Claudine est devenue mon amie, et je continue de l'accompagner, à chaque fois qu'elle veut transformer un coin de chez elle.

C'est Claudine qui a posé la première pierre de Wonder Maison. Et c'est elle qui m'a donné notre promesse :

« Faire de la place, ce n'est pas oublier. C'est inviter ce qui vient à entrer. »

Les 4C encadrés devant un mur végétal : Conserver, Célébrer, Confier, Congédier

2012-2026. Deux cents portes.

Depuis, j'ai poussé plus de deux cents portes. Des maisons de famille où l'on venait d'emménager et où rien ne trouvait sa place. Des appartements trop pleins d'une vie d'avant. Des chambres d'enfants devenues des bureaux, à contrecœur. Et, un chantier sur deux, la maison d'un proche disparu, ou la sienne, restée figée par ses affaires.

J'ai appris qu'une femme ne demande presque jamais « de la décoration ». Elle demande à respirer. Elle demande que la maison arrête de lui parler du passé à chaque pas, ou qu'elle recommence à lui parler d'elle. Elle demande, souvent sans le dire, la permission de changer quelque chose sans se sentir coupable.

Alors j'ai gardé mon regard de la rue Cambon, et j'y ai ajouté ce que Tours et Christian m'ont appris : le temps, la douceur, et une méthode qui tient dans la main. Aujourd'hui, elle porte deux noms. Éclaircie, pour libérer la maison d'un proche disparu, sans oublier. Ma Maison Mon Alliée, pour douze mois de transformation, à deux, quand votre histoire change.

Huit clientes sur dix reviennent, un jour ou l'autre, pour une autre pièce, un autre chapitre. C'est la seule statistique qui me fasse vraiment plaisir.

« Garder ne signifie pas aimer. Libérer ne signifie pas oublier. »

Aujourd'hui. Ma fille me regarde.

Quelques jours après la mort de Christian, j'étais assise sur le canapé, en jogging. Je n'avais rien fait depuis plusieurs jours. Ma fille, elle avait treize ans, est entrée, m'a regardée, et m'a demandé :

« Tu vas rester tout le temps sur le canapé en jogging ? »

Je ne sais pas quoi répondre. Mais c'est ce jour-là que je me lève.

Aujourd'hui, ma fille a vingt-huit ans. Elle vit au Royaume-Uni, où elle a soutenu avec succès un doctorat, dans une langue qui n'est pas la sienne. Elle y travaille, et elle va s'y marier.

Quand on lui demande comment elle décrit sa mère, elle répond : « Elle est pleine de courage. »

Si je me lève chaque matin, c'est pour elle, et pour toutes les femmes qui ont un canapé en jogging. La maison est ce qui les force à se relever, ou ce qui les y enferme. Mon travail, c'est de transformer le canapé en seuil.

« Faire la part des choses, c'est déjà commencer à se relever. »

Aurélie et sa fille, le jour de la remise de diplôme

Ce que je crois, et ce que je ne ferai jamais.

Je ne crois ni aux intérieurs de catalogue ni aux recettes toutes faites. Je crois aux gestes simples, que vous pouvez appliquer dès le lendemain, et au temps qu'il faut pour les faire vôtres.

Je ne vends ni mystère ni promesse de transformation miracle. Le Feng Shui est un outil dans ma boîte, à côté du bon sens, de la gratitude et de quatorze années de portes poussées. J'observe une maison, j'écoute celle qui l'habite, et je propose. C'est vous qui décidez. Toujours.

Je ne vous dirai jamais de « tourner la page ». Je ne crois pas que l'on tourne quoi que ce soit. On continue d'avancer, plus doucement, avec ceux que l'on a aimés, dans une maison qui a de nouveau de la place pour ce qui vient.

Et je travaille avec sérieux, sans jamais me prendre au sérieux. Vous verrez : on rit, chez moi, même les jours de tri.

En une phrase

Wonder Maison, en une phrase.

« Quand votre histoire change, votre maison doit suivre. »

Si vous êtes ici, c'est probablement parce que votre histoire vient de changer. Deux chemins existent : Éclaircie, la méthode en cinq phases pour libérer la maison d'un proche disparu, et Ma Maison Mon Alliée, douze mois avec moi pour faire de votre maison une alliée. L'un comme l'autre commence par un premier pas, gratuit.

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  • 14 ans d'expertise · 11 ans chez Chanel · 200 foyers et plus · 85 % de clientes qui reviennent
  • Chaque année depuis quinze ans, je m'offre une nouvelle formation en développement personnel, en ligne ou en présentiel, et je lis chaque mois — les mêmes livres que je partage dans le Wonder Book Club. Je teste tout sur moi d'abord. Ce qui m'a vraiment transformée entre dans mes programmes ; le reste reste dans mon carnet. On parle toujours mieux de ce qu'on a aimé.
Aurélie, souriante

« Travailler avec sérieux, sans jamais se prendre au sérieux. »